• COMMUNIQUÉ
    Paris, le 2 septembre 2016

    Une rentrée sous le signe de l’inquiétude et de la colère ! 

    Le SNUEP-FSU constate une fois de plus le décalage entre le discours de la ministre et la réalité des politiques menées. Alors que, pour la 4e année consécutive, les effectifs augmentent dans l’enseignement professionnel public, le nombre de PLP diminue. Ainsi entre 2012 et 2015, ce sont 3340 équivalents temps plein qui ont disparu pour financer des mesures desquelles l’enseignement professionnel public est exclu, notamment l’Education prioritaire ou la mise en place de la pondération en LEGT.

    À l’occasion de cette rentrée, le ministère multiplie les dispositifs : période d’accueil, orientation réversible, développement des 2ndes à champ professionnel, droit de retour en formation ou encore droit au redoublement dans son établissement sans moyens supplémentaires. Les enseignant-es sont donc sommé-es de mieux accueillir et de mieux faire réussir les jeunes dans des conditions de travail dégradées.

    Prétendant lutter contre le chômage des jeunes, le gouvernement poursuit un cap qui a pourtant prouvé son inefficacité : il tente toujours de développer l'apprentissage notamment dans nos établissements préférant ainsi répondre aux injonctions du patronat plutôt que d’investir massivement dans l’enseignement professionnel public. Ce choix injustifié favorise le mixage des publics dans la classe, en niant les besoins spécifiques des différents apprenant-es et en détériorant là encore les conditions de travail des enseignant-es.

    Les réformes successives de la taxe d’apprentissage continuent à asphyxier les établissements. la baisse de 30 % subie depuis 2 ans impacte directement le fonctionnement pédagogique des LP en détériorant la qualité des formations qui y sont dispensées.

    Le SNUEP-FSU dénonce avec force ces mesures et le manque criant de personnels pour encadrer et dispenser des formations de qualité aux 528 000 élèves scolarisés dans la voie professionnelle publique. 

    Lors de ce quinquennat, l'enseignement professionnel public n'aura pas bénéficié, et ne bénéficiera pas, de mesures ambitieuses pour permettre d'améliorer les conditions d'études des élèves et de travail des personnels. 

    Pour l’amélioration des conditions d’études des jeunes et des conditions de travail des personnels, pour des moyens supplémentaires à la hauteur des enjeux de l’enseignement professionnel public, le SNUEP-FSU appelle l’ensemble des PLP et CPE à se mettre en grève le 8 septembre. Il appelle également à signer l' "appel collectif pour l'avenir des lycées professionnels". 

     

     

    Le secteur communication du SNUEP-FSU

    01 45 65 02 56
    06 81 04 03 56
    06 43 71 87 41

     


  • COMMUNIQUÉ
    Paris, le 20 juin 2016

    En 2009, en même temps que le ministère mettait en œuvre la réforme du baccalauréat 3 ans, il inventait un nouveau dispositif pour pallier la baisse prévisible des résultats : l'épreuve d'oral de contrôle.

    Le SNUEP-FSU n’a cessé de dénoncer les modalités d'organisation et d’évaluation de cet oral, qui n’a d’épreuve que le nom. Les candidat-es ayant obtenu entre 8 et 10/20 aux épreuves du 1er groupe sont soumis à une épreuve de deux interrogations orales de 15 minutes dont le coefficient est équivalent aux épreuves du 1er groupe. Cette épreuve accorde donc une importance démesurée à ces oraux qui demeurent en plus mal définis. Les modalités d'évaluation ne permettent pas non plus d’assurer l’égalité de traitement entre les candidat-es. Le seul objectif poursuivi par le ministère est bien d'augmenter artificiellement le taux de réussite au baccalauréat professionnel.

    L’épreuve orale de contrôle, telle qu’elle est définie et évaluée actuellement, participe à la dévalorisation du baccalauréat professionnel. Le baccalauréat professionnel doit s'appuyer sur des contenus d'enseignement ambitieux pour permettre une insertion professionnelle réussie et des poursuites d'études. Cela passe aussi par une remise à plat de l’ensemble des modalités de certification des diplômes de la voie professionnelle.

    Le SNUEP-FSU est favorable au principe d’une épreuve de rattrapage qui évalue des savoirs et qui laisse le choix des matières aux candidat-es en fonction des résultats du 1er groupe, à l’instar de ce qui se pratique pour les baccalauréats généraux et technologiques.

    Pour ces raisons, le SNUEP-FSU dépose un préavis de grève nationale les 6, 7 et 8 juillet 2016, pour couvrir les collègues convoqué-es à cette épreuve. 


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    Bien cordialement,
    Le secteur communication du SNUEP-FSU
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