• LA FORMATION PROFESSIONNELLE INITIALE DOIT RESTER SCOLAIRE ET NATIONALE

     

    14 novembre 2017 - Communiqué SNUEP-FSU 

    Le gouvernement vient d’ouvrir ce qu’il veut bien appeler des consultations et des concertations à propos de la réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle. Il apparaît d’ores et déjà que, l’enseignement professionnel public se voit de nouveau menacé par les propositions conjointes des Régions de France et des branches professionnelles qui souhaitent obtenir le pilotage et la gouvernance de la formation professionnelle dont l’enseignement professionnel public.

    Transférer l’ensemble des compétences en matière de formation professionnelle initiale aux régions ou aux branches professionnelles reviendrait à abandonner l’ambition d’une scolarisation commune pour tous les jeunes jusqu’à 18 ans. Ce serait développer des mécanismes strictement utilitaristes et à court terme en réduisant l’offre des formations à celles répondant aux besoins immédiats des entreprises d’un territoire.

    Soumettre la formation professionnelle des futurs ouvrier-es et salarié-es aux seuls besoins des entreprises locales, c’est remettre en cause la formation pleine et entière que propose l’enseignement professionnel public, où savoirs généraux et professionnels participent d’une acquisition des savoir-faire des métiers, préparent les élèves aux poursuites d’études et à la vie citoyenne. C’est aussi mettre fin à l’unité et au caractère national des diplômes au profit de simples certifications professionnelles, validées par ces fragments de diplômes que sont les blocs de compétences, qui entraveront l’insertion professionnelle et précariseront encore davantage les jeunes sur l’ensemble du territoire. C’est enfin, aussi remettre en cause le statut de fonctionnaire d’État des professeur-es de lycée professionnel.

    Le projet d’une formation professionnelle pilotée et gérée par les Régions ou par les branches professionnelles est celui d’un service de formation à deux vitesses. Le ministère de l’Éducation nationale, en voulant transformer la voie professionnelle scolaire à l’aune de la réforme de l’apprentissage, entérine cette vision. En dissociant la voie professionnelle de la concertation sur le bac, il va plus loin.

    Le SNUEP-FSU rappelle son attachement à l’égale dignité des trois voies du lycée (générale, technologique et professionnelle). La formation de l’ensemble des jeunes doit relever des prérogatives de l’état et des ministères chargés de l’éducation.

    Le SNUEP-FSU combattra ces propositions qui, si elles étaient mises en œuvre, signeraient un recul sans précédent en termes de projet de société, d’égalité et de démocratisation scolaire.

    Le SNUEP-FSU condamne fermement les projets de fusion entre LP et CFA et dénonce les politiques régionales allant dans ce sens. Le SNUEP-FSU réaffirme que l’apprentissage n’est pas la solution au problème du chômage des jeunes.

    Face à ces projets de régression sociale, le SNUEP-FSU réaffirme sa détermination à défendre la voie professionnelle initiale sous statut scolaire, seule à même d’articuler l’enseignement d’un métier et celui d’une culture commune émancipatrice.


  • Communiqué FSU - Les lilas le 12 octobre 2017



    Les fonctionnaires se sont exprimés le 10 octobre : réponse attendue du gouvernement le 16 !


    Le projet de budget de 2018 est guidé par l'objectif de la baisse du déficit public en dessous du seuil des 3%. Pour cela, le gouvernement prévoit une baisse de 15 milliards des dépenses publiques ainsi qu’une baisse des prélèvements au bénéfice des plus riches et des entreprises.

    Auditionnée par la Commission des lois de l’Assemblée nationale sur le budget de la Fonction publique pour 2018, la FSU a alerté sur les conséquences désastreuses d'un tel budget qui impactera négativement de fait celui de la sécurité sociale (5 milliards), des collectivités territoriales (3 milliards) et de l’État (7 milliards). Cet affaiblissement des politiques publiques redistributives, avec notamment la mise à mal des services publics, se traduira par un accroissement des inégalités.

    Cette baisse des dépenses publiques se traduit déjà par des mesures telles que le gel de la valeur du point d'indice pour les plus de 5 millions d'agent.e.s de la Fonction publique, le rétablissement de la journée de carence auxquels s’ajoute l’annonce de la suppression de 120 000 emplois publics sur 5 ans dont 70 000 dans le versant territorial.

    Contrairement à l’engagement d'Emmanuel Macron dans le cadre de sa campagne présidentielle : «J’augmenterai votre pouvoir d’achat, comme celui des salariés des entreprises : vous paierez moins de cotisations et votre salaire net sera augmenté d’autant», au-delà de la contestable décision de transférer les cotisations sociales sur l’impôt via l’augmentation de la Csg, à ce jour, le scénario du gouvernement se traduit par une compensation partielle qui se traduira donc, compte tenu de l’inflation, d’une nouvelle perte de pouvoir d’achat pour les agent.e.s !

    Alors que l'on voit revenir les vieilles recettes économiques et fiscales qui ont fait la preuve de leur inefficacité, où sont les idées neuves et le modernisme promis par ce gouvernement ? Qui peut croire qu'il suffira de bloquer l'évolution du pouvoir d'achat des fonctionnaires, de les pénaliser en cas d'absence pour maladie, de supprimer des emplois publics et des services, de geler les pensions des retraité.e.s, de réduire les budgets de la santé… pour permettre le redressement du pays ? Le débat sur la création d'un impôt sur la fortune immobilière (IFI) remplaçant le dispositif actuel d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) au 1er janvier 2018 cache mal les choix en faveur des plus riches. Incompréhensible et inadmissible alors que la relance peine et que la crise économique a de si lourdes conséquences sociales en particulier pour les plus en difficulté.

    Pour permettre une croissance durable, le développement d'emplois de qualité dans le privé comme dans le public, répondre aux évolutions de notre société, aux profondes mutations du monde du travail, une autre réforme fiscale plus juste et plus solidaire est incontournable. Il en va de l’avenir des services publics, du rôle et des missions qu’ils ont à jouer pour l’intérêt général et pour une meilleure cohésion sociale. Et les agent.e.s qui les font vivre doivent être reconnus et revalorisés.

    A la veille du rendez-vous salarial de la Fonction publique, et après la forte journée de mobilisations et de grève du 10 octobre dans laquelle se sont exprimés le mécontentement et les attentes des agent.e.s, la FSU appelle le gouvernement à y répondre !



    Philippe Castel / Eliane Lancette - chargé-e-s des relations presse de la FSU

    06 72 53 91 13 / 01 41 63 27 40

     


  • La FSU, rejointe par de nombreux syndicats, appelle les agent-e-s de la Fonction Publique à se mettre en grève et participer aux manifestations du mardi 10 octobre 2017 pour contrer les multiples attaques qu'ils subissent.

     

    Voici les rendez-vous académiques :

    Besançon : 10 heures 30 - Place de la Révolution
    Montbéliard : 14 heures - Place du champ de Foire
    Pontarlier : 16 heures - Place d’Arçon
    Dole : 10h30 - place de la sous-préfecture
    Saint Claude : 10h30 - sous préfecture
    Lons le Saunier : 15h00 - place de liberté / AG 13h30 maison des syndicats
    Belfort : 10h00 - Maison du Peuple
    Vesoul : 10h30 - préfecture

     

    Vous pouvez retrouver les tracts du SNUEP, le Communiqué de presse unitaire, ainsi que le 4 pages FSU en cliquant sur les liens ci-dessous.

    Télécharger « Tract-10oct_SNUEP.pdf »

    Télécharger « CP journee FP unitaire 10 octobre 2017.pdf »

    Télécharger « 4_pages_fsu-_fonction_publique.pdf »

     



  • Syndicat national unitaire de l'enseignement professionnel
     

    COMMUNIQUÉ
    Paris, le 31 janvier 2017

     

    Lancement du livre
    « Valoriser l’enseignement professionnel : une exigence sociale »
     

     

    Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution du livre « Valoriser l’enseignement professionnel : une exigence sociale ». Fruit du travail de chercheur-es et d’universitaires, cet ouvrage, coordonné par le SNUEP-FSU à l’issue de son colloque pour les 30 ans du bac pro, vient de paraître aux éditions Syllepse, dans la collection Comprendre et Agir en collaboration avec l’institut de recherches de la FSU.  

    Guy Brucy, Fabrice Dhume, Nico Hirtt, Prisca Kergoat, Nadia Lamamra, Fabienne Maillard, Gilles Moreau livrent ici leur contribution sur un enseignement professionnel public souvent méprisé, largement méconnu y compris par les responsables politiques, et sous-doté. Filières, spécialités, stages, alternance, apprentissage, réformes : ce petit livre lève le voile sur un lycée oublié, à la fois marqué par des discriminations de classe, de genre ou ethno-raciales, et porté par une grande vitalité pédagogique.

    Dès son origine, l'enseignement professionnel est traversé par des injonctions contradictoires : sa mission est-elle de former des citoyens ou de faire des enfants des classes populaires des ouvriers efficaces et dociles ? Cette tension entre ambition émancipatrice et intérêts économiques est aujourd'hui à l’œuvre dans tout le système éducatif, mais c'est dans la boîte noire de l'enseignement professionnel qu'elle se révèle avec le plus de brutalité. Celui-ci constitue une sorte de laboratoire invisible, que fréquentent 670 000 élèves à la rentrée 2016, soit 32 % des lycéen-nes.

    Alors qu’aujourd’hui, l’enseignement professionnel est accusé de tous les maux et est mis en concurrence avec l’apprentissage, Bernardette Groison, secrétaire générale de la FSU, rappelle dans la postface de l’ouvrage l’enjeu socio-économique majeur que constitue « la formation professionnelle et l’urgence à assurer la réussite de tous les jeunes, d’élever leur niveau de qualification et de permettre à toutes et tous de s’insérer professionnellement ou de réussir dans leur poursuite d’études. C’est aussi une question de justice sociale. » 

    Le livre est disponible au tarif de 8 euros. Pour commander ce livre :

    www.snuep.fr



    Contacts presse :
    Jérome Dammerey : 06 29 41 20 10
    Sigrid Gérardin : 06 81 61 10 24
     





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